Supply Chain Event

La blockchain au service de la douane et de la traçabilité chez Daher

NewsLetter | La blockchain au service de la douane et de la traçabilité chez Daher | publié le : 30.11.2021

Si les applications de blockchain commencent à faire parler d’elles dans les domaines de l’agroalimentaire ou des PGC, les exemples dans l’aéronautique sont plus rares. « Nous avons constaté que nous continuions de payer des droits de douane significatifs malgré un contexte réglementaire qui offrait aux entreprises la possibilité de les réduire, voire de les suspendre totalement dans certaines situations », expliquait Charlotte Turrel, responsable douanes au sein du groupe Daher, à l’occasion d’une conférence sur Supply Chain Event. À cet enjeu de performance économique s’ajoutait aussi une évolution et une complexification à moyen terme du dispositif réglementaire à l’échelle internationale et européenne. « La blockchain offrant des promesses de transparence, une visibilité, une historisation et une sécurité, elle permet d’avoir une traçabilité à postériori sur tout ce qui peut se passer dans la supply chain. D’où notre volonté de l’expérimenter », a indiqué Gabriel Raffour, ʻHeadʼ du Daher Lab. Le sujet a émergé en 2017 puis a été présenté en interne, trouvant immédiatement un écho auprès des représentants de la fonction « douane ». Dans la foulée du top départ donné en 2019, la discussion s’est nouée avec la société Tilkal. « Le projet a concerné une matière première, des rouleaux d’isolation, l’objectif étant de démontrer leur utilisation sur tel avion à tel endroit et à une date donnée. L’enjeu était de réussir à collecter toutes les données auprès des différents acteurs (transporteur, prestataire de dédouanement, au sein de l’usine…), d’arriver à les faire parler au sens réglementaire-douanier, et bien sûr de restituer l’information comme souhaité par la réglementation afin d’être éligible à une suspension de droits de douane », a détaillé Charlotte Turrel. Auparavant, ce travail de collecte de données (sans parler de leur traitement), indispensable pour obtenir la suspension de droits de douane, était une tâche extrêmement chronophage. « Nous apportons une garantie technique que les données ne sont pas modifiées. Cela donne une base solide pour constituer un dossier qui peut être remis aux douanes sur l’ensemble des mouvements », a commenté Matthieu Hug, co-fondateur & CEO de Tilkal. Au-delà des bienfaits en matière de traçabilité, les bénéfices financiers sont manifestes. « Nous sommes passés de 6-7% de droits de douane sur la valeur de la marchandise de ces matières premières à 0, de façon immédiate », a illustré Charlotte Turrel. Daher ne compte pas s’arrêter en si bonne route et réfléchit déjà à d’autres cas d’application de la blockchain (calcul de l’impact carbone, assurance du respect éthique dans la filière de certaines matières premières). Affaire à suivre… JF

Sur SCE, de gauche à droite : Charlotte Turrel, responsable douanes chez Daher ; Matthieu Hug, co-fondateur & CEO de Tilkal ; et Gabriel Raffour, Head of Daher Lab.
© S. Trouvé / Pixel6tm

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