Sanofi n’a pas attendu les résultats du chantier gouvernemental en cours sur les vulnérabilités stratégiques d'approvisionnement de toutes les filières industrielles françaises évoqué le 21 février par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Lemaire, suite aux conséquences du coronavirus sur les supply chains (voir NL 3083). La semaine dernière, le groupe pharmaceutique français a rendu public son projet de créer un leader européen dédié à la production et à la commercialisation à des tiers des principes actifs pharmaceutiques (API). L’objectif est clair : apporter « un équilibre européen dans une industrie très dépendante de l’Asie » et sécuriser la fabrication de ces substances dans un contexte de pénurie croissante de produits pharmaceutiques. La nouvelle entité indépendante, dont Sanofi prévoit de rester actionnaire à hauteur de 30%, aurait son siège social en France. Elle regrouperait les activités commerciales et de développement d’API de Sanofi avec 6 de ses sites de fabrication : Brindisi (Italie), Francfort Chimie (Allemagne), Haverhill (Royaume-Uni), St Aubin les Elbeuf (France), Újpest (Hongrie) et Vertolaye (France). Avec un CA estimé à près d’1 Md € et 3 100 employés, elle se classerait numéro 2 mondial sur ce segment. JLR