Après cinq années de négociation entre l'Afghanistan, la Turquie et trois ex-républiques soviétiques, l'Azerbaïdjan, la Géorgie et le Turkménistan, un accord sur la mise en place d'un couloir routier et ferroviaire a été signé hier par des responsables des cinq pays participant au projet lors d'une cérémonie à Achkhabad (capitale du Turkménistan). Ce corridor, baptisé Lapis Lazuli (clin d'œil à la pierre bleue semi précieuse présente essentiellement en Afghanistan), relie l'Afghanistan (la station afghane d'Aqina, proche de la frontière avec le Turkménistan) à la Turquie (Istanbul). Selon l'AFP, cet accord vise à harmoniser les procédures de douane et lever les barrières logistiques affectant le commerce entre ces cinq pays. Le fret passera également par la mer Caspienne après avoir traversé le Turkménistan et avant de rejoindre la route existante et les infrastructures ferroviaires en Azerbaïdjan. Une ligne ferroviaire reliant le Turkménistan et l'Afghanistan, opérationnelle depuis un an et intégrée au couloir Lapis Lazuli, devrait relancer les échanges commerciaux afghano-turkmènes. L'agence de presse russe Tass rapporte que le budget de ce projet est estimé à 2 Md$. Jusqu'à présent, la détérioration des conditions de sécurité en Afghanistan avait provoqué le ralentissement d'un grand nombre de projets. Cet accord tombe à pic pour la Chine qui ne cache pas son souhait d'inclure l'Afghanistan dans son projet de « nouvelle route de la soie ». JF